A 2 ans bébé dit non à tout !
A peine 2 ans, votre petit ange se fait diablotin et se met à dire « non » à tout. Lui qui aimait barboter dans la baignoire refuse désormais de se baigner, il ne veut plus ni manger ni faire quoique ce soit. Ses jolies boucles n’y font rien, il vous regarde fermement et prononce son franc refus avec appoint. Parce qu’un voyage dernière minute peut devenir un enfer si vous ne maitrisez pas la situation, nous verrons quelle attitude adopter ou comment gérer ses petits caprices afin de passer un agréable moment ensemble.
Comprendre la phase d’opposition
Les professionnels de la petite enfance ont très justement nommé la période du « non » sonore des 2-3 ans « phase d’opposition ». D’après la pédopsychiatre Bérengère Beauquier-Macotta, c’est un moment clé dans le développement de bébé : il se considère comme un individu à part entière : il pense, a des désirs et le fait donc savoir à son entourage, plus particulièrement ses parents. A cet égard, par ce non, il affirme sa volonté d’autonomie et teste ainsi ses parents afin de déterminer les limites de sa relation avec eux.
Ces velléités d’indépendance sont d’ailleurs clairement destinées aux parents, parfois démunis face à tant d’aplomb. Avec les grands-parents ou à la garderie, les relations que votre enfant tisse ne seront pas les mêmes. Il fera parfaitement la différence entre ses parents, considérés comme la principale source d’autorité et les autres adultes.
Gérer les crises et éviter les conflits
Lorsque bébé dit non, l’important est de dépasser le refus pour ne pas bloquer la situation. Mais il est certain que le caractère de bébé va beaucoup jouer ainsi que l’attitude des parents.
Ainsi, les 2 parents doivent absolument adopter la même attitude pour la même nature de conflit. Bien sûr c’est là où être parent devient difficile puisque maman et papa doivent toujours avoir le même discours. Même si maman est fatiguée et qu’elle cède au refus de finir son assiette et que papa lui maintient sa position. L’opposition pour l’enfant de 2/3 ans permet de structurer son apprentissage des limites. Si les positions de l’autorité principale sont floues, il deviendra alors difficile pour l’enfant de comprendre ce qu’est une obligation (prendre son bain, manger) de ce qui ne l’est pas.
D’ailleurs, le degré de colère doit coller avec le degré d’obligation, mais en aucun cas prendre des sanctions démesurées. L’enfant perdu face à l’attitude de ses parents risque de s’entêter dans son opposition. Il faut savoir dire non à un enfant qui dit non.
Mettre des limites est en effet rassurant pour l’enfant. Cela ne veut pas dire qu’il faut émettre des décisions fermes et arrêtées sur toutes les situations. Les concessions sont possibles dans les cas où l’enfant marque une opposition sur une règle non primordiale comme finir son assiette ou se coucher à telle ou telle heure. Vous pouvez nuancer votre position, à condition que cela ne devienne pas une habitude.
Mais par contre, il faut que papa et maman se mettent d’accord sur les situations sur lesquelles ils ne transigeront pas. Sont concernées les questions relatives aux principes d’éducation ou quand bébé pourrait se mettre en danger : ne pas dormir dans le lit parental, rester à table pendant le temps du repas, traverser la rue en tenant la main de maman ou papa…
Sortir de la phase d’opposition
Pour les parents, il est alors indispensable de sortir de la crise. Prendre l’enfant à son propre jeu ou jouer avec lui ne fonctionne que s’il comprend bien la situation et si tout le monde finit par en rire, ce sera une réussite. Mais il faut veiller à ce que l’enfant comprenne bien que le conflit a évolué. Si ce n’est pas le cas, il ne sera pas rassuré et cela n’évoluera pas positivement.
Il est aussi possible de détourner son attention pour sortir d’une situation qui semble sans issue, mais c’est parfois bien difficile. Pour se rassurer, les parents peuvent se dire que c’est une situation limitée dans le temps, la phase d’opposition dure environ une année entre 2 et 3 ans puis se reproduira, pour le plus grand bonheur des parents, pendant la fameuse « crise d’adolescence ».
Enfin, la phase d’opposition sera plus ou moins forte et longue suivant le caractère de l’enfant, l’historique de la famille. Quoi qu’il en soit, le « nononon » de votre bambin n’est qu’une période, un peu douloureuse parfois, à passer, mais ne devrait pas vous empêcher de profiter de votre voyage dernière minute. Dans tous les cas, si la phase d’opposition dure plus que l’année prévue ou si vous étez inquiets, le plus judicieux serait d’en parler avec le pédiatre ou le médecin traitant.
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1 Commentaire
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